
Aucune rue à Paris, ni en France, ne porte le nom d’Alfred Loisy qui a pourtant laissé dans l’histoire un nom inoubliable.
Voici exactement un siècle, il était le personnage central, à son corps défendant, d’un choc dramatique entre la culture catholique traditionnelle et la nouvelle culture laïque, issue des Lumières et de ses effets au sein de l’Église catholique.
Ce choc de la culture héritée avec la culture moderne a trouvé tout naturellement son nom : le modernisme, dont le pape a solennellement condamné les « erreurs » par l’encyclique Pascendi, le 8 septembre 1907. Mais avant de dire « modernisme », on a commencé par dire loisysme, et même, par une métathèse naturelle, « loysisme ».
Alfred Loisy, son berceau champenois
Vidéo réalisée par Pierre Leroy, et Michel That
Le mystère de l’abbé Loisy
Extraits de l’œuvre autobiographique d’Alfred Loisy, reprise plusieurs fois et à des moments différents de sa vie : d’abord dans Choses passées, (Paris, Émile Nourry, 1913) ; puis dans les trois gros volumes des Mémoires pour servir à l’histoire religieuse de notre temps (1857-1927), Paris, (Émile Nourry, 1930-1931) ; enfin dans une notice publiée par Émile Poulat dans Critique et mystique. Autour de Loisy ou la conscience catholique et l’esprit moderne, (Paris, Le Centurion, 1984).
Ce montage a été établi par Pierre-E. Leroy, maître de conférences au Collège de France et président d’honneur de l’association.
