Commémoration de son excommunication

Alfred Loisy: cent ans après son excommunication, le 7 mars 1908

Le 7 mars 2008 à 20h30 à Châlons en Champagne, à l’auditorium de la maison diocésaine Odette Prevost, avec l’aide de la DRAC et du Conseil régional de Champagne-Ardenne, le Professeur Frédéric Amsler offrit une conférence intitulée « Pourquoi Rome ne pouvait pas ne pas condamner Alfred Loisy? »

 Frédéric Amsler, professeur à l’Université de Lausanne (Faculté de théologie et de sciences des religions, Université de Lausanne)

Pui, le 8 mars 2008, dépôt d’une gerbe à Ambrières sur la tombe d’Alfred Loisy par la Société Internationale d’études sur Alfred Loisy, suivi d’une allocution du président de la Société.

Les échos de la commémoration

Alain Alex

Alain Alex témoigne: «L’exclusion idéologique, le cas Alfred Loisy» c’est sous cet angle que la Société Internationale d’Etudes Alfred Loisy (S.I.E.A.L) a choisi de célébrer le centenaire de l’excommunication d’Alfred Loisy. Figure marquante du courant «moderniste», ce prêtre du diocèse de Châlons, originaire d’Ambrières, bibliste et exégète de renom, prônait une approche historico-critique des textes sacrés au même titre que d’autres textes profanes réclamant l’autonomie de la raison par rapport à la foi. Au cours de son intervention, Frédéric Amsler, professeur d’histoire du christianisme à l’université de Lausanne (Suisse) s’est appliqué à montrer comment l’église catholique du début du 20ème siècle, bousculée dans sa tradition et se sentant alors menacée dans ses fondements a été amenée à excommunier Alfred Loisy et à condamner ses idées. Celles ci sont aujourd’hui reconnues et même dépassées. A preuve la tenue de cette manifestation à la maison diocésaine Sœur Odette Prévost et la présence du Père Gilbert Louis évêque de Châlons, comme le soulignait avec malice Pierre Leroy, président de la société d’études. Et Frédéric Amsler de poser cette question en conclusion de la soirée: «Exclure est-ce signe de force ou de faiblesse» ?